Les vins de Bourgogne en Asie
Les actualités et les potentiels de developpement des vins de Bourgogne sur les principaux pays asiatiquesArchive pour 2. La production locale: une vraie concurrence?
Une révolution agricole en marche?
Ernest Singer poursuit un rêve fou: faire du japonun grand pays producteur de vin et du Koshu, la variété de raisin local, un cépage international.
Plus que cela même, il veut que son exemple d’agriculture serve de base à la révolution agricole dont le Japon a tant besoin.
En effet, l’agriculture nippone souffre de biens des maux. Son climat n’est que peu favorable, l’humidité n’est bénéfique qu’au riz et lorsque les producteurs reussissent à maitriser les deux premiers facteurs (comme par exemple en enveloppant chaque grappe de raisin d’un sachet pour les proteger de l’humidité en été), il reste encore les typhons.
bref, on déploie des efforts colossaux pour un résultat médiocre. Le secteur agricole japonais est en effet incapable de soutenir la moindre concurrence étrangère, même pour le soja, qui vient des Etats-Unis. Seul le riz est encore rentable, et cela uniquement grâce à des droits de douane prohibitifs que l’OMC voudrait voir baisser.
Ainsi, c’est le modéle économique agricole qui ne serait pas adapté. Quel model suivre alors? Ernest Singer est persuadé que son initiative productive servira de modèle de rentabilité (ses pieds de vigne produisent 50 kg de raisins, contre 3 en France).
Quant à sa première ambition, la première récolte issue de ses vignes a obtenu une note favorable du celebrissime Robert Parker, qui lui a tout de même donné un 88/100. Le vin donnerait des saveurs comparables à un mélange de Sauvignon et de gewurtztraminer. Pour l’instant, seulement 170 caisses ont été produites, et 2300 sont prévues pour la récolte prochaine, soit 30 000 bouteilles.
Ernest croit dur comme fer à la réussite de son projet, qu’il compte développer sur une seconde ile du Japon, qui aurait la même lattitude que la Bourgogne.
Faut-il se sentir menacé pour autant? Pas dans l’immédiat tout du moins. Même si dans les dix prochaines années Singer multiplie sa récolte par 10, tout cela ne représentera qu’une quantité infinitésimale… Cependant, il faut toujours se méfier des idées qui semblent dérangées à première vue… Avec de la volonté et les moyens financiers nécéssaires, elles constituent souvent les tournant marquants d’une génération.
Rendez-vous dans dix ans.
Pour en savoir plus: http://www.lefigaro.fr/grandsreportages/20060103.FIG0051.html?070016
Les vins du Shandong diponibles sur internet
On connaissait en France les vins du “Nouveau Monde”, que l’on continue d’appeler ainsi (pour se rassurer?), alors que certains d’entre eux produisent du vin depuis de nombreuses décénnies…
On connaissait moins cependant les vins “des pays emergents”, que l’on continue d’appeler ainsi (pour se rassurer?) alors que certains d’entre eux ont un PIB par tête quasi égal au nôtre…
Ainsi, voici que débarque en Europe les vins chinois, désormais disponibles via internet. Sur le site http://www.beewishop.com, deux de ces vins font office de tête de gondole des vins asiatiques. Lisez la suite de cette entrée »
Chine: du raisin génétiquement modifié pour votre santé
Le débat sur les OGm continue en France: plantera, plantera pas, bien, pas bien.
Les Chinois eux, une fois de plus, se fichent des principes éthiques tant que les résultats sont là. Tant pis s’il faut manger modifié, tant que c’est bon pour la santé.
Ainsi, le magazinne britannique New Scientist révélait il y a peu les travaux menés par des chercheurs chinois. Leur objectif: créer un cépage six fois plus riche en resvératrol que la normale.
Qu’est-ce que le resvératrol? et bien c’est grâce à lui que l’on nous recommande dorénavant de boire un verre de vin rouge par jour et donc grâce à lui entre autre, que nos exportations ont repris dans de nombreux pays et que l’on s’arrache aujourd’hui cabernet et pinot. Pensez-vous, il aurait pour effets bénéfiques des actions anti-cancer, premettrait de réduire les accidents cardio-vasculaires et encore d’autres pathologie. Alors biensûr, si cette molécule est si miraculeuse, rien de mal à modifier les vignes pour que nous nous abreuvions demain de resveratrol puissance 6. Lisez la suite de cette entrée »
Le vigneron, le banquier et les Chinois
Ou quand le créateur du Petit Futé (Dominique Auzias, propriétaire d’un domaine dans le Languedoc), le président de la Financière Equitor (Michel Behar) et un riche couple d’industriels chinois (Wu Feng et Mei Ling) s’associent pour l’amour du vin (et du risque un peu aussi!).
C’est avec l’objectif commun de produire dans l’Est de la Chine (Penglai, Shandong) un vin de qualité et de renom que nos quatre aventuriers ont recolté cet automne leur premiere vendange.
Leur association leur permet ainsi de disposer d’une complémentarité idéale en termes de compétences: le financement est assuré par le spécialiste francais tout comme l’oenologie et la viticulture, et la partie chinoise du trio s’assure du management local. Lisez la suite de cette entrée »
Made in India
Quelques années auparavant,bien avant de s’engager sur l’ouverture au monde de ses marchés, l’Inde avait choisi le protectionnisme.
Fermant ses frontières aux produits étrangers, sa stratégie consistait à produire localement des biens de substitutions aux biens importés. Et le vin ne fit pas exception.
Aujourd’hui, la consommation d’alcool augmente de plus de 30% par an et les producteurs locaux (auxquels s’associent maintenant les grands alcooliers internationaux) l’ont bien compris: sur un marché d’un milliard d’habitants, même une niche peut s’averer commercialement interessante. Le marché potentiel actuel serait même estimé à 5 millions de bouteilles annuelles. Lisez la suite de cette entrée »