Xavier Jungmann est responsable du département Etudes et Marchés du BIVB, secteur chargé de surveiller les différents potentiels des marchés intérieurs et à l’export.
Il répond juste pour nous à différentes problématiques sur l’export en Asie.
Quels sont les principaux marchés asiatiques pour la Bourgogne actuellement?
En dehors de la Russie et de l’Australie, il s’agit du Japon qui est notre 3ème client à l’étranger, puis Singapour, la Corée, Hong Kong et les 2 Chines (République Populaire de Chine et Taiwan). Ainsi l’Asie représente 27 % de nos exportations en valeur hors Union Européenne (48 % pour les USA).
-Les potentiels de marché sont-ils assez interessants pour surmonter les difficultés de l’export?
Oui, d’une part les difficultés tant douanières que liées à la qualité du transport s’améliorent. Les importateurs et les circuits de ventes sont mieux connus et identifiés même si ce n’est pas encore le cas en République Populaire de Chine. Mais surtout la distribution continue de se structurer que se soit en restauration où en Grande Distribution, la presse gastronomique se développe, tout cela répond à l’amélioration du niveau de vie et de fait à l’augmentation de la consommation de vin.
Quels types de vignerons/professionnels doivent se sentir concerner par cette aventure export?
Ceux qui sont expérimentés, avec une bonne pratique de la logistique et de l’assurance crédit. Attention, les démarches commerciales ont un prix, aussi il faut avoir les moyens d’investir au moins 3 ans pour chaque pays ce qui inclus des déplacements pour soutenir les ventes.
-Quels types de vins ou appelations?
Plutôt rouge soit à très bas prix, soit le haut de gamme qui est alors un moyen pour les consommateurs de se mettre en valeur. Notons que les Bourgognes aromatiques et subtiles ne craignent pas les plats relevés et parfumés.
-Quelles stratégies export conseillez-vous?
Les différences culturelles et de niveau de vie de ces pays sont très importantes. Il ne faut pas aussi oublier qu’on est plus dans l’image que dans le goût, aussi l’aspect financier du partenariat est important. Il faut vraiment se donner les moyens de valider ce que votre partenaire peut vendre en volume comme en aire, la stratégie sera directement liée aux réponses qu’il faudra aller chercher avec tact.
A retenir.