Les vins de Bourgogne en Asie
Les actualités et les potentiels de developpement des vins de Bourgogne sur les principaux pays asiatiquesArchive pour février, 2008
Asia tourism 2008
Les professionnels du tourisme s’intéressent fortement aux marchés asiatiques, marchés à l’influence considérables ces dernieres années.
C’est pourquoi l’ESTHUA (ecole superieure de tourisme et hôtellerie de l’université d’Angers ) organise cette année une conférence au sous titre évocateur: Tourism, Hospitality & Foodservice Industry: Growing Role of Asia in the World Tourism.
Soit pour les non anglophones, deux jours entre le 2 et 4 Juillet à évoquer le tourisme, l’hospitalité et l’industrie agroalimentaire chez nous, à Angers.
A noter que l’Esthua a déjà organisé avec succés de nombreux rdv touristiques, notamment au Vietnam et en Thailande.
Pour plus de renseignement: contact@asia2008.fr
Une révolution agricole en marche?
Ernest Singer poursuit un rêve fou: faire du japonun grand pays producteur de vin et du Koshu, la variété de raisin local, un cépage international.
Plus que cela même, il veut que son exemple d’agriculture serve de base à la révolution agricole dont le Japon a tant besoin.
En effet, l’agriculture nippone souffre de biens des maux. Son climat n’est que peu favorable, l’humidité n’est bénéfique qu’au riz et lorsque les producteurs reussissent à maitriser les deux premiers facteurs (comme par exemple en enveloppant chaque grappe de raisin d’un sachet pour les proteger de l’humidité en été), il reste encore les typhons.
bref, on déploie des efforts colossaux pour un résultat médiocre. Le secteur agricole japonais est en effet incapable de soutenir la moindre concurrence étrangère, même pour le soja, qui vient des Etats-Unis. Seul le riz est encore rentable, et cela uniquement grâce à des droits de douane prohibitifs que l’OMC voudrait voir baisser.
Ainsi, c’est le modéle économique agricole qui ne serait pas adapté. Quel model suivre alors? Ernest Singer est persuadé que son initiative productive servira de modèle de rentabilité (ses pieds de vigne produisent 50 kg de raisins, contre 3 en France).
Quant à sa première ambition, la première récolte issue de ses vignes a obtenu une note favorable du celebrissime Robert Parker, qui lui a tout de même donné un 88/100. Le vin donnerait des saveurs comparables à un mélange de Sauvignon et de gewurtztraminer. Pour l’instant, seulement 170 caisses ont été produites, et 2300 sont prévues pour la récolte prochaine, soit 30 000 bouteilles.
Ernest croit dur comme fer à la réussite de son projet, qu’il compte développer sur une seconde ile du Japon, qui aurait la même lattitude que la Bourgogne.
Faut-il se sentir menacé pour autant? Pas dans l’immédiat tout du moins. Même si dans les dix prochaines années Singer multiplie sa récolte par 10, tout cela ne représentera qu’une quantité infinitésimale… Cependant, il faut toujours se méfier des idées qui semblent dérangées à première vue… Avec de la volonté et les moyens financiers nécéssaires, elles constituent souvent les tournant marquants d’une génération.
Rendez-vous dans dix ans.
Pour en savoir plus: http://www.lefigaro.fr/grandsreportages/20060103.FIG0051.html?070016
Importateurs de vins en Corée: interviews
De nombreux articles y font références dans ce blog et ailleurs : la Corée du Sud est devenue un marché incontournable pour se développer en Asie.
Afin d’affiner notre connaissance sur ce marché, le BIVB a réalisé il y a peu des entretiens avec les principaux importateurs de vins de ce dragon asiatique.
De nombreux thèmes ont été abordés, nous vous présentons ci-après le résumé de 4 d’entre eux et nous vous encourageons à prendre connaissance de l’intégralité du document. Pour se faire, me contacter. Lisez la suite de cette entrée »
Etre présent au Japon
Avant d’essayer de pénétrer un marché, il faut le connaître, c’est de notoriété publique. La difficulté réside dans la recherche d’information, adaptée à sa propre problématique.
Pour les professionnels qui n’auraient pas eu la curiosité de fouiller le site extranet du BIVB ou pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’y avoir accès, voici un petit résumé du sommaire du rapport « Secteur de la distribution au Japon » publié l’an passé. Lisez la suite de cette entrée »
Les spécificités de la distribution en Inde
Il n’y a pas que la Chine dans la vie, il y a l’Inde aussi.
4ieme marché alimentaire de la planète, l’Inde présente de nombreux potentiels et attire également de multiples chercheurs d’or. Dans le domaine du vin cependant, ces derniers ont tout intérêt à être spécifiquement informés, on n’entre pas en Inde comme dans un moulin.
Récapitulatif des différents systèmes de distribution selon les Etats indiens. Lisez la suite de cette entrée »
La situation export au Japon
Les missions économiques sont les organes gouvernementaux implantés dans chaque pays où la France possède une représentation diplomatique et qui sont notamment chargées de l’aide à l’importation/exportation.
Nous avons intérrogé les professionnels de la Mission Economique du Japon, qui nous présente ses conclusions sur la situation actuelle du marché du vin.
” On observe une montée en gamme sur le marché japonais, notamment grâce à une connaissance toujours plus pointue du marché. N’oublions pas que les japonais sont des gens très méticuleux et donc, ils se documentent beaucoup. C’est un vrai avantage pour la Bourgogne: son offre, souvent jugée complexe ailleurs, ne leur posent pas de problème. dans ce contexte, on observe un impact très influent de la presse. Lisez la suite de cette entrée »
5 questions à M. Marché
Xavier Jungmann est responsable du département Etudes et Marchés du BIVB, secteur chargé de surveiller les différents potentiels des marchés intérieurs et à l’export.
Il répond juste pour nous à différentes problématiques sur l’export en Asie.
Quels sont les principaux marchés asiatiques pour la Bourgogne actuellement?
En dehors de la Russie et de l’Australie, il s’agit du Japon qui est notre 3ème client à l’étranger, puis Singapour, la Corée, Hong Kong et les 2 Chines (République Populaire de Chine et Taiwan). Ainsi l’Asie représente 27 % de nos exportations en valeur hors Union Européenne (48 % pour les USA).
-Les potentiels de marché sont-ils assez interessants pour surmonter les difficultés de l’export?
Oui, d’une part les difficultés tant douanières que liées à la qualité du transport s’améliorent. Les importateurs et les circuits de ventes sont mieux connus et identifiés même si ce n’est pas encore le cas en République Populaire de Chine. Mais surtout la distribution continue de se structurer que se soit en restauration où en Grande Distribution, la presse gastronomique se développe, tout cela répond à l’amélioration du niveau de vie et de fait à l’augmentation de la consommation de vin.
Quels types de vignerons/professionnels doivent se sentir concerner par cette aventure export?
Ceux qui sont expérimentés, avec une bonne pratique de la logistique et de l’assurance crédit. Attention, les démarches commerciales ont un prix, aussi il faut avoir les moyens d’investir au moins 3 ans pour chaque pays ce qui inclus des déplacements pour soutenir les ventes.
-Quels types de vins ou appelations?
Plutôt rouge soit à très bas prix, soit le haut de gamme qui est alors un moyen pour les consommateurs de se mettre en valeur. Notons que les Bourgognes aromatiques et subtiles ne craignent pas les plats relevés et parfumés.
-Quelles stratégies export conseillez-vous?
Les différences culturelles et de niveau de vie de ces pays sont très importantes. Il ne faut pas aussi oublier qu’on est plus dans l’image que dans le goût, aussi l’aspect financier du partenariat est important. Il faut vraiment se donner les moyens de valider ce que votre partenaire peut vendre en volume comme en aire, la stratégie sera directement liée aux réponses qu’il faudra aller chercher avec tact.
A retenir.