Les vins de Bourgogne en Asie
Les actualités et les potentiels de developpement des vins de Bourgogne sur les principaux pays asiatiquesArchive pour décembre 3, 2007
Les vins de Bourgogne au sommet
Plusieurs vins français auraient été servis lors du diner offert jeudi par le chef d’état nord-coréen (KIM Jong-il) à l’occasion de la visite historique de son homologue sud-coréen ROH Moo-hyun.
Le quotidien sud-coréen, Joongang Ilbo, a tenté d’examiner les 9 différents vins disposés sur la table des deux chefs d’état.
Selon l’article, il y aurait 5 vins de Bourgogne et 4 vins de Bordeaux dont probablement une bouteille de Château Latour qui avait déjà été servi au premier sommet intercoréen entre KIM Jong-il et KIM Dae-jung en 2000. Lisez la suite de cette entrée »
Malaisie: contexte global d’importation
La Malaisie est un pays musulman et la vente d’alcool est interdite aux locaux. Ainsi, la vente de vin sera autorisée pour la réexportation et pour la vente exclusive aux étrangers (ces ventes la seront elles aussi considérées comme de l’exportation puisque consommés par des non locaux).
La Malaisie n’impose que très peu de taxes sur les produits destinés à l’exportation et ainsi, les vins sont donc très compétitifs (par contre leur potentiel de marché est limité aux ressortissants étrangers et touristes occidentaux).
La Chine: premier marché mondial?
On en a tous révé (ou cauchemardé…): la Chine sera sans aucun doute le premier débouché mondial pour tous les vins de la planète.
Oui mais quand? Et pour qui? Car en ce moment, beaucoup sont appelés mais peu sont élus par le consommateur chinois…
Quelle sera la place de la France dans ce nouvel eldorado? Quel marketing adopter et quels sont les enjeux?
L’équipe de Vins-Vins nous apportent quelques éléments de réponses sur le lien suivant:
http://www.vins-vins.com/99-Quand-chine-avinera.html
A consulter sans moderation.
Préparer l’homme d’affaire chinois
Pour qu’un Chinois se lance en toute confiance dans un achat de vin (à moins qu’il soit réellement connaisseur ce qui est très rare en Chine), la motivation par le prix ne sera pas suffisante. En effet, le Chinois ne connaît pas le vin, et se méfie de la publicité car a peur d’être trompé sur la marchandise (toujours la crainte de la contrefaçon renforcée par l’ignorance du produit).
Il faut donc que le Chinois entende parler du produit, non pas par la bouche des publicitaires mais par celles de leaders d’opinions très forts. En Chine en ce moment, la santé est au cœur de tous les discours et les médecins sont très respectés. Un des seuls vins ayant réussi sur le marché chinois est un vin dont le marketing a été réalisé par des Américains. Au lieu de se lancer dans de grandes campagnes de pub, ils ont fait paraître régulièrement dans des quotidiens d’informations, des articles sur les bienfaits du vin sur la santé, par des médecins chinois.
Il est ainsi recommandé de suivre cette approche : faire parler du vin, que les Chinois puissent l’identifier automatiquement, en Chine comme sur une carte de restaurant d’ASE, et créditer le discours par l’aval d’un médecin ou de personnel de santé.
Les hommes d’affaires chinois en Asie
Dans les pays de l’Asie du Sud Est, la majorité des affaires sont faites par des Chinois.
Roger O. est un de ces business men qui parcours l’Asie pour son entreprise d’import-export. Il nous confit ses impressions sur le marché du vin:
“A Hong-Kong et Macao, ils sont chaque jour des milliers à voyager entre ces territoires spéciaux et la Chine continentale.
Cependant, le vin n’est pas une boisson traditionnelle en Chine, où on lui préfère la bière et les alcools forts. Certes, le mode de vie s’occidentalise et les Chinois ont à cœur de montrer leur ascension sociale avec des produits chers de « l’Ouest », mais il semblerait que ce comportement soit plus favorables aux alcools (et notamment aux Cognacs) qu’aux vins.
Il est donc très rare de trouver une bouteille de vin sur une table de dîner d’affaires, même quand les convives sont occidentaux. Lisez la suite de cette entrée »
Les chevaliers du Tastevin: cap sur la Chine
La Confrérie des Chevaliers du Tastevin, qui promeut les vins de Bourgogne et leurs traditions , ouvrira au premier trimestre 2007 une antenne ou “commanderie” à Pékin, selon le grand connétable de la confrérie. “Les Chinois sont demandeurs, ils sont ouverts à l’Occident et à ce qu’il présente de meilleur“, a expliqué Louis-Marc Chevignard.
En 10 ans (1999 à 2009), la consommation de vin en Chine aura bondi de 78%. Avec 33% de parts de marché en 2005, la France est en tête. La Bourgogne y exporte encore peu (moins de 1% du chiffre d’affaires global à l’export), mais entend s’y développer, selon le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne. Vingt-cinq Chinois assureront l’animation de la commanderie de Pékin. Dans quelques temps, ils pourront procéder à des “intronisations” de Chevaliers du Tastevin, qui se feront les ambassadeurs de la Bourgogne.
La confrérie dispose déjà d’antennes aux Etats-Unis, en Russie, en Afrique, et en Asie, à Tokyo depuis onze ans, à Hong Kong depuis neuf ans et à Singapour depuis six ans. Elle compte quelque 12 000 chevaliers dans le monde, dont la moitié en France. Son siège se trouve au château du Clos de Vougeot, à Vougeot (centre). La Confrérie des Chevaliers du Tastevin, résurrection des confréries bachiques des XVIIe et XVIIIe siècles, est née dans l’entre-deux-guerres pour contrer la mévente des vins et porter haut les couleurs de la Bourgogne.