Les vins de Bourgogne en Asie

Les actualités et les potentiels de developpement des vins de Bourgogne sur les principaux pays asiatiques

Des grands crus en classe affaire

A l’heure où la vieille Europe pleure son pouvoir d’achat, l’Orient profite du luxe économique enfin retrouvé.

Singapour Arlines, soucieuse de vouloir satisfaire les désirs de ses clients de haut-vol, a vu les choses en grand. En classe affaire sur le Singapour-Sydney, en plus de bénéficier de cabine-suites, ses passagers privilégiés ont pu s’offrir de grands crus.

Les Cortons Charlemagne de chez Bouchard ou les Cos d’estournel 1982 auront, je l’espere, contribuer au bon déroulement du voyage.

Dans un monde où le luxe foisonne et où le vin prend définitivement un rôle important dans l’imagerie sociale, on peut facilement concevoir de pharamineuses retombées commerciales.

Mais attention, ces nouveaux acheteurs ne sont pas dupes. Loin d’être experts en vin (ce qu’ils seront dans quelques années), parfois un peu trop “bling-bling”, ces fameux clients (et surtout leurs prescripteurs) savent pourtant reconnaître un bon vin d’un mauvais.

La qualité, en plus de la reconnaissance de votre nom, sont donc des criteres essentiels à la réussité.

Pour en savoir plus:

http://www.lefigaro.fr/vins/2007/10/26/05008-20071026ARTFIG00043-senivrer-a-pieds.php

Bientôt du “Made for China”?

La neuvième édition du concours des vins et spiritueux de Shangai a eu lieu les 12 et 13 mars derniers.

Une semaine après cet évenement, deux constats ressortent d’une telle manifestation:

- La Chine est définitivement le prochain marché export des vins francais, mais qui en doutait encore?
Avec une participation record tant de le nombre de spectateurs que dans celui des échantillons envoyés, la Chine se positionne comme la place incontournable, le marché en devenir. La gastronomie occidentale est également à l’honneur de l’autre coté de la grande muraille et les exportations de vins étrangers vers ce pays se portent à merveille. Bonne nouvelle donc chers Bourguignons, la Chine aime nos nectars!

- Mais la Chine s’est aussi un pays producteur de vin et bien que dénigrés pour le moment, la production de vins chinois devrait prendre dans les années à venir une place importante. tout d’abord parce que le gouvernement chinois lui même encourage la consommation de vin et surtout sa production au niveau local. French paradoxe à l’appui, il démontre que la consommation de vin rouge peut être bon à la santé et à l’économie, esperant ainsi substituer la consommation de vin à celle de l’alcool de riz (céreal en pénurie actuellement en Chine…).
La production locale devrait donc se développer mais l’impact de la Chine ne s’arréte pas là.

Elle devrait également changer nos propres productions d’ici quelques années. En effet, si on en suit les thèses évoquées par Raymond Dumay dans son ouvrage La Mort du vin, le vin que l’on boit est celui des vainqueurs. Alors des vainqueurs de guerre biensûr, ce qui explique par exemple la sous-reconnaissance des vins allemands, que l’on a completement éludés après la deuxième guerre mondiale.

Mais de mainère plus contemporaine, il s’agit surtout de vainqueurs économiques. Les USA nous l’ont bien prouvés, lorsque l’on est la première puissance mondiale, on impose ses normes de production et surtout en ce qui nous concerne, ses normes gustatives.

Et si Robert Parker et le reste de l’Amerique ont remis en cause les vins de Bordeaux et les ont poussé vers une certaine qualité gustative, on peut légitimement se demander quelles seront les exigences des Chinois dans quelques années. On sait déjà que les vins qu’ils produisent sont radicalement différents des nôtres, presque imbuvables en occident car très éloignés de nos standards gustatifs…

La France arrivera t-elle à resister à cette bataille de gouts, devra-t-elle plier sa production aux lois du marchés et produire un vin “made for China”?

Rendez-vous dans 5 ans.

Boire affecte l’image du gouvernement chinois

Depuis Janvier 2007, un document officiel interdit aux officiels du gouvernement chinois de boire de l’alcool pendant le déjeuner dans plusieurs villes du centre de la Chine. Problème d’image.

Hors, les producteurs d’alcool de la région concernée, le Hénan, contestent cette vision officielle et attaquent la réglementation. Selon eux, boire est une affaire privée et les services publiques ne  peuvent pas ainsi interdire à quelqu’un de consommer de l’alcool au déjeuner les jours ouvrables.

Ce texte remet également en cause les chiffres d’affaires journaliers des restaurateurs, qui provenaient en grande partie de la vente d’alcool.

Pour l’instant, l’affaire suit son cours.

Alors biensur, l’interdiction vise l’alcool, très certainement l’alcool de riz puisqu’il est quasiment le seul à être consommé par les classes moyennes. Cette mesure doit certainement avoir un objectif sanitaire également, surtout dans une province centrale où l’alcoolisme rurale peut être développé.

Mais il ne faudrait pas cependant que la mesure s’étende pour autant, ou que la vision du gouvernement central vis-à-vis de l’alcool soit défavorable… Il ne serait ainsi plus convenable de consommer du vin au déjeuner et l’on perdrait alors la poignée de consommateurs chinois aisés qui se sont accommodés aux mœurs occidentales…

Une nouvelle dimension pour Hong Kong

La nouvelle tant espérée est enfin arrivée mercredi dernier: Hong kong supprime ses taxes à l’importation sur les vins et le bière (respectivement de 40% et 20% auparavant).

Cette mesure, annoncée par le secrétaire aux finances de HK, devrait constituer un manque à gagner de 72 millions d’USD pour le territoire spécial, mais celui-ci entend bien devenir la plateforme incontestée du commerce des grands vins.

“Hong Kong a tout pour devenir une telle place”, expliqueBoris de Vroomen, président de l’association de l’Industrie des vins et spiritueuxde HK, “ce qui l’en empechait residait dans la taxation”.

Actuellement, non seulement Hong kong sert d’entrepôt  à la Chine mais la municipalité spéciale entretient également des relations commerciales proches avec le Royaume-Uni. 40% des vins vendus à Londres  le sont à des clients basés à HK.

Maintenant que les taxes sont supprimées, une bouteille de vin coutera moins chère à HK que partout ailleurs en Asie, un argument qui risque également de démultiplier les ventes des touristes chinois sur la presqu’ile.

Un argument de plus pour renforcer la présence de la Bourgogne au prochain Vinexpo!

Tous à vos stands!

Les gouttes de Dieur enfin disponibles chez Glénat

On en parlait, certains en révaient, désormais c’est fait!

Les Gouttes de Dieu, ce sésormais célébre manga coréen qui a fait exploser nos ventes de Bourgogne dans l’extrémité du continent asiatique sera disponible en francais dès le 2 Avril.

Dés à présent, vous pouvez commander et acheter les deux premiers tomes de la saga et comprendre ainsi la ferveur qui s’est emparée des Sud-Coréens et Japonais.

http://www.glenatmanga.com/les-gouttes-de-dieu-1-9782723463409.htm

Asia tourism 2008

Les professionnels du tourisme s’intéressent fortement aux marchés asiatiques, marchés à l’influence considérables ces dernieres années.

C’est pourquoi l’ESTHUA (ecole superieure de tourisme et hôtellerie de l’université d’Angers ) organise cette année une conférence au sous titre évocateur: Tourism, Hospitality & Foodservice Industry: Growing Role of Asia in the World Tourism.

Soit pour les non anglophones, deux jours entre le 2 et 4 Juillet à évoquer le tourisme, l’hospitalité et l’industrie agroalimentaire chez nous, à Angers.

A noter que l’Esthua a déjà organisé avec succés de nombreux rdv touristiques, notamment au Vietnam et en Thailande.

Pour plus de renseignement: contact@asia2008.fr

Une révolution agricole en marche?

Ernest Singer poursuit un rêve fou: faire du japonun grand pays producteur de vin et du Koshu, la variété de raisin local, un cépage international.

Plus que cela même, il veut que son exemple d’agriculture serve de base à la révolution agricole dont le Japon a tant besoin.

En effet, l’agriculture nippone souffre de biens des maux. Son climat n’est que peu favorable, l’humidité n’est bénéfique qu’au riz et lorsque les producteurs reussissent à maitriser les deux premiers facteurs (comme par exemple en enveloppant chaque grappe de raisin d’un sachet pour les proteger de l’humidité en été), il reste encore les typhons.

bref, on déploie des efforts colossaux pour un résultat médiocre. Le secteur agricole japonais est en effet incapable de soutenir la moindre concurrence étrangère, même pour le soja, qui vient des Etats-Unis. Seul le riz est encore rentable, et cela uniquement grâce à des droits de douane prohibitifs que l’OMC voudrait voir baisser.

Ainsi, c’est le modéle économique agricole qui ne serait pas adapté. Quel model suivre alors? Ernest Singer est persuadé que son initiative productive servira de modèle de rentabilité (ses pieds de vigne produisent 50 kg de raisins, contre 3 en France).

Quant à sa première ambition, la première récolte issue de ses vignes a obtenu une note favorable du celebrissime Robert Parker, qui lui a tout de même donné un 88/100. Le vin donnerait des saveurs comparables à un mélange de Sauvignon et de gewurtztraminer. Pour l’instant, seulement 170 caisses ont été produites, et 2300 sont prévues pour la récolte prochaine, soit 30 000 bouteilles.

Ernest croit dur comme fer à la réussite de son projet, qu’il compte développer sur une seconde ile du Japon, qui aurait la même lattitude que la Bourgogne.

Faut-il se sentir menacé pour autant? Pas dans l’immédiat tout du moins. Même si dans les dix prochaines années Singer multiplie sa récolte par 10, tout cela ne représentera qu’une quantité infinitésimale… Cependant, il faut toujours se méfier des idées qui semblent dérangées à première vue… Avec de la volonté et les moyens financiers nécéssaires, elles constituent souvent les tournant marquants d’une génération.

Rendez-vous dans dix ans.

Pour en savoir plus: http://www.lefigaro.fr/grandsreportages/20060103.FIG0051.html?070016

Importateurs de vins en Corée: interviews

De nombreux articles y font références dans ce blog et ailleurs : la Corée du Sud est devenue un marché incontournable pour se développer en Asie.

Afin d’affiner notre connaissance sur ce marché, le BIVB a réalisé il y a peu des entretiens avec les principaux importateurs de vins de ce dragon asiatique.

De nombreux thèmes ont été abordés, nous vous présentons ci-après le résumé de 4 d’entre eux et nous vous encourageons à prendre connaissance de l’intégralité du document. Pour se faire, me contacter. Lire la suite »

Etre présent au Japon

Avant d’essayer de pénétrer un marché, il faut le connaître, c’est de notoriété publique. La difficulté réside dans la recherche d’information, adaptée à sa propre problématique.

Pour les professionnels qui n’auraient pas eu la curiosité de fouiller le site extranet du BIVB ou pour tous ceux qui n’ont pas la chance d’y avoir accès, voici un petit résumé du sommaire du rapport « Secteur de la distribution au Japon » publié l’an passé. Lire la suite »

Les spécificités de la distribution en Inde

Il n’y a pas que la Chine dans la vie, il y a l’Inde aussi.

4ieme marché alimentaire de la planète, l’Inde présente de nombreux potentiels et attire également de multiples chercheurs d’or. Dans le domaine du vin cependant, ces derniers ont tout intérêt à être spécifiquement informés, on n’entre pas en Inde comme dans un moulin.

Récapitulatif des différents systèmes de distribution selon les Etats indiens. Lire la suite »

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